Pour marcher, il suffit de « mettre un pied devant l’autre et de recommencer » dit la chanson. Dans la pratique, ce n’est pas toujours aussi simple. En raison de leurs craintes, de leur santé, de leur âge ou de leurs handicaps, nombre d’hommes et de femmes restent sur le bord du chemin. La Fédération, consciente de sa mission sociale, s’est engagée à promouvoir sa passion de la randonnée en soutenant de nombreuses actions pour rendre la randonnée accessible à tous les publics dans un souci d’intégration.
L’engagement de la FFRandonnée
À travers son plan fédéral « FFRandonnée 2020 », la FFRandonnée s’engage à « créer les conditions […] d’une diversification des publics pratiquant la randonnée »
Pour répondre à cet objectif, ses clubs Rando Santé® offrent un accueil, un encadrement et une pratique d’activités physiques adaptées à des personnes sédentaires, aux capacités physiques diminuées et/ou atteintes de maladie chronique.
Rando Santé® : publics concernés
Aujourd’hui, tous les études scientifiques s’accordent sur le fait qu’une activité physique d’intensité modérée telle la randonnée apporte de nombreux bénéfices pour la santé.
Les publics cibles sont des individus qui sont capables de se déplacer, mais qui, pour des raisons physiologiques, pathologiques ou psychologiques, n’ont pas une progression de marche « normale ».
Vous êtes atteint d’une pathologie ? Guéri (e) ou en rémission ? Vous pouvez vous adresser à votre médecin traitant qui vous fournira un certificat de non contre-indication à la pratique de la randonnée pédestre, assorti le plus souvent de recommandations et de limites,
Vous suivez un traitement ? Renseignez-vous auprès de votre médecin mais sachez que l’activité physique modérée telle la randonnée pédestre peut faire partie intégrante de l’arsenal thérapeutique au même titre que votre traitement médicamenteux,
Vous êtes bien portant mais votre médecin vous incite à pratiquer une activité physique régulière ? Votre médecin souhaite rompre cette sédentarité qui peut être responsable de tant d’affections graves,
Vous vous sentez-seul(e) ? Manque de confiance en vous ? Envie de se retrouver en groupe et de partager un moment convivial ? Rejoignez sans plus tarder un club Rando Santé®, rien de mieux pour votre moral !
Que l’on soit sédentaire, aux capacités physiques diminuées et/ou atteint de maladie chronique grâce à, des clubs Rando Santé® peuvent désormais accueillir ces publics en toute sécurité..
Randonner au cœur de l’hiver, découvrir les joies de la neige, partager cette magie avec la FFRandonnée.
La Raquette à Neige est une activité sportive de loisirs et de bien-être en pleine nature, accessible à tous et de plus en plus pratiquée dans les associations affiliées à la FFRandonnée. Elle se décline selon l’envie, intense et engagée ou calme et contemplative, et peut s’envisager en sorties à la journée ou en séjours avec des étapes en gîtes et refuges.
Intérêts et bienfaits
Une activité de bien-être accessible à tous : La raquette est un prolongement ludique de la randonnée pédestre en hiver, adaptée à ses désirs, à pratiquer avec un équipement adéquat.
Une pratique de qualité : La FFRandonnée propose à ses licenciés des Journées Info Neige pour mieux connaître les terrains de pratique, les clubs et la neige mais aussi des formations à la pratique et à l’encadrement des activités hivernales.
Les différentes pratiques
La Rando du dimanche
Ici, il s’agit d’une pratique familiale, plaisir, pour une durée de quelques heures seulement. La raquette doit être simple, polyvalente, efficace et peu onéreuse.
Le Trek hivernal
Ce sont des randonnées itinérantes qui s’effectuent généralement sur une petite semaine. Le matériel doit être solide, performant mais surtout être léger.
La marche d’approche
Dans cette pratique, la raquette est utilisée pour se déplacer en montagne dans le but d’atteindre des endroits assez inaccessibles pour pratiquer des activités extrêmes comme le ski free-ride, les cascades de glace, … . Le matériel se doit d’être solide et technique.
La compétition
Surtout développée en Amérique du Nord, la compétition en raquettes à neige est un hybride entre la course d’orientation et l’endurance. Il est nécessaire de disposer de produits à la pointe de la technologie, légers et résistants.
Un peu d’histoire…
Apparues dès le Néolithique chez les peuples de montagne souhaitant se déplacer dans les milieux enneigés, elles ont été découvertes en 1604 par les colons français en Acadie, terre de légendes des trappeurs du grand nord canadien.
Ces drôles de tamis faits de lanières de cuir tressées sur des cadres de bois ont d’abord été utilisés par les militaires. Ainsi, les raquettes à neige furent le moyen de déplacement privilégié des troupes alpines à partir de 1888.
Il a fallut attendre près d’un siècle, en 1980, pour que les premières sorties en raquettes destinées aux touristes soient organisées. Souffrant d’une mauvaise image véhiculée par les chasseurs alpins et d’un manque notable de stratégie de communication, la pratique arrive tout de même à se développer grâce à un bouche-à-oreille de qualité orchestré par les passionnés.
Dans les années 1990, la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade (FFME) est devenue délégataire de la discipline. Ce qui incite les stations enneigées à baliser des circuits.
Apparaît dans ces années là, le « code de bonne conduite du Raquettiste » qui décrit les bonnes pratiques à observer durant la pratique de la raquette à neige :
Éviter de progresser dans les zones sensibles, risquant de perturber la faune
Ne pas randonner avec un chien, au risque de déranger la faune sauvage
Progresser de façon groupée, avec des traces proches les unes des autres
Lors de la pratique, les préconisations sont les mêmes que pour le ski :
– sécurité : se renseigner sur le parcours, consulter les guides de montagne,… Pour vous faire une idée ?
L’équipement
La raquette : morphologie
Il existe deux grandes catégories de raquettes se définissant par leurs formes : la raquette américaine et la raquette alpine.
La raquette américaine
C’est celle qui se rapproche le plus de la raquette « originelle » et est composée d’alliages en aluminium résistants et légers. Cette raquette est parfaitement adaptée au terrain nord-américain, comportant des espaces plutôt plats, ouverts et vallonnés avec beaucoup de neige et peu de dénivelée.
Sur ce type de terrain, la raquette doit être surtout porteuse et ne doit pas s’enfoncer dans la neige fraîche. En revanche, elle n’a pas besoin de beaucoup d’accroche.
Sa morphologie se traduit ainsi : tamis ovales et larges dits en forme de « pattes d’ours ».
Avantages
légèreté
maniabilité
conformabilité
adaptation parfaite si l’on ne souhaite pas faire de fortes dénivelées
La raquette alpine
Cette raquette est apparue dans les Alpes à la fin des années 1970. Son principe est quasi identique à la raquette américaine sauf quelle s’est adaptée au relief des montagnes alpines : des pentes, de la glace et beaucoup de dénivelée.
Le tamis est plus effilé, en forme de « taille de guêpe ».
Avantages
adapté aux neiges dures
a une forte accroche
Voici le clip vidéo « S’équiper de raquettes et de chaussures adaptées » :
C’est aujourd’hui l’élément qui évolue le plus vite, en effet, des nouveautés sortent chaque année et les technologies utilisées ne seront pas forcément adoptées dans la durée.
Il est donc important de bien mesurer ses besoins et ses envies afin que les fixations que l’on achète tiennent la route.
Les objectifs de la fixation sont doubles : le maintien du pied et le transfert d’énergie, c’est-à-dire la traction au sol.
Elle va ainsi assurer une bonnestabilité lors de la marche et limiter la déperdition d’énergie pour une marche la plus efficace possible.
Trois grands systèmes de fixations existent :
La fixation articulée
C’est le système le plus répandu. Le pied repose sur une plaque qui sert aussi de réglage de pointure, grâce à une talonnière coulissante. Sa particularité est que le réglage est définitif, autrement dit, une fixation par chaussure.
Le système de fixations rapides
Il s’agit d’un dérivé de la fixation articulée. Il se rapproche du système de crampons à attache rapide utilisés par les alpinistes, d’où la nécessité d’avoir des chaussures « cramponables » pour caler l’arrière à la raquette.
Le système de plaques semi-articulées
Dans ce système, seul l’avant du pied reste mobile.
C’est une plaque très souple qui permet un gain de poids et un confort plus important.
Les réglages
Deux types de réglages existent : la longueur de la plaque (ou réglage de la pointure) et le serrage du pied.
Le réglage de la pointure est relativement aisé sauf pour les fixations à plaque qui eux demandent un réglage précis. Ils sont définitifs mais très efficaces une fois réalisés.
Concernant les plaques semi-articulées, une sangle arrière assure le maintien de la chaussure.
Le serrage de la chaussure est très important.
C’est en effet lui qui permet une marche précise et évite ainsi une perte d’énergie et des entorses avec torsions de la cheville.
Le système le plus simple est un serrage par sangle ou crémaillère sur le coup-de-pied : il faut tirer sur les lanières pour bloquer la position du pied ou serrer le système de crémaillère pour obtenir un bon maintien.
Des conseils pour chausser correctement ses raquettes à neige :
La marche nordique est apparue dans les pays scandinaves dans les années 1970. Elle était pratiquée à l’origine par les skieurs de fond comme entraînement pendant la belle saison.
Plus dynamique que la randonnée, la marche nordique a pour principe d’accentuer le mouvement de balancier naturel des bras à l’aide de deux bâtons. Le corps est ainsi propulsé vers l’avant.
On va plus vite, plus loin avec moins de fatigue.
La dépense d’énergie est accrue et le plaisir de la pratique arrive dès les premières foulées car la technique est simple.
Accessible à tous, cette nouvelle pratique ravira les jeunes ou moins jeunes, quelle que soit leur condition physique. C’est ainsi un sport familial et convivial qui regroupe un large public.
La Fédération Française d’Athlétisme est délégataire de la marche nordique. Elle en définit les normes. Elle collabore avec la FFRandonnée pour développer l’activité en France.
Cette pratique est appelée à se développer dans les clubs de la FFRandonnée. À ce jour, 27% des clubs proposent ainsi cette activité.
Conditions de pratique
Une petite présentation en vidéo de la pratique de la Marche Nordique :
>> A noter que vous pouvez retrouver le programme complet d’initiation vidéo à la marche nordique, sur le site de l’association Sikana. Merci à Jean-Bernard Sibour et Jocelyne Julien de notre association affiliée Marche Ta Forme !
Déroulement d’une séance :
Moins longue qu’une randonnée classique, la marche nordique se déroule sous la forme d’une séance de 1 heure 30 à 2 heures.
Chaque séance est découpée de la même façon :
– Échauffement musculaire et articulaire (10 minutes)
– Mise en route progressive et marche nordique à proprement parler avec quelques exercices de renforcement musculaire (1 heure – 1 heure 30)
– Étirements et récupération (10-15 minutes)
Avantages de cette discipline :
– Une sollicitation de tous les muscles du corps : grâce aux bâtons, les parties supérieures (bras, pectoraux, abdominaux, …) et inférieures (cuisses, mollets, …) sont sollicitées.
– Une meilleure respiration et oxygénation de l’organisme : +60% par rapport à la marche normale.
– Un allié dans une démarche d’amincissement : les graisses sont brûlées de manière plus importante.
– Une fortification des os provoquée par les vibrations.
Equipement
Les bâtons
Composants : mélange de fibres de verre et de carbone.
Ils se doivent d’être : mono brin solides, souples et confortables
La longueur des bâtons
Elle dépend de la stature du marcheur.
La longueur idéale : la stature de l’utilisateur (en centimètres) X 0,70
On peut également évaluer la hauteur de façon plus approximative : taille – 50 cm.
En pratique, le marcheur débutant choisira des bâtons qui lui arrivent un peu au dessous du coude quand le bras est replié.
Le marcheur plus sportif choisira une longueur un peu au dessus pour gagner en vitesse.
Les embouts
Ils diffèrent en fonction du sol où l’on pratique (terre, sol dur, gazon, …).
La dragonne ou gantelet
Elle est primordiale dans le sens où elle permet d’ouvrir la main pour prolonger la poussée et lui donner toute son efficacité.
La maîtrise du bâton s’en trouve facilitée.
Les chaussures
Elles sont à choisir en fonction du terrain : baskets running, chaussures de randonnée à tige basse, chaussures de raid, … .
Eco-veille® : une démarche de sensibilisation et des améliorations concrètes
Eco-veille®, c’est la veille sur les sentiers, une démarche qualité de la Fédération Française de la Randonnée Pédestre qui a pour but de sensibiliser les citoyens de tous âges (adultes, enfants, scolaires) à la protection de l’environnement et plus particulièrement à la préservation des chemins et sentiers de randonnée pédestre
Eco-veille® trouve ses origines dans le réseau « Alerte » créé en 1994 dans le département de la Mayenne. Ce réseau se proposait de contribuer à la protection de la nature en exploitant « ce que les randonneurs voient et repèrent quand ils sillonnent le territoire ». Les thèmes abordés visaient à mobiliser les gens sur l’état des sentiers, sur l’étude, la protection et l’aménagement des paysages.
Depuis cette date, le dispositif Eco-Veille® n’a eu de cesse de se développer et de se déployer au sein du réseau fédéral. Preuve de son succès, 90 % des Comités départementaux de la FFRandonnée adhéraient au dispositif en 2012.
En 2014, le Pôle Ressources National des Sports de Nature (PRNSN) de Vallon Pont d’Arc a été missionné par le ministère des Sports pour mettre en place un observatoire visant à la pérennité des accès aux espaces, sites et itinéraires. Cet observatoire devant être un outil d’étude mais également un outil de signalement et de mise en relation des acteurs des sports de nature (gestionnaires, propriétaires, usagers).
Conscient de la position avancée de la FFRandonnée en la matière, le PRNSNa souhaité travailler avec elle ainsi qu’avec les autres fédérations de sports de nature pour mettre en place un dispositif complémentaire d’Eco-Veille®, tourné vers l’ensemble des usagers. Cet outil a la vocation de signaler des anomalies, et de mettre en relation les gestionnaires et propriétaires de sites de pratiques en facilitant ainsi le suivi du traitement de ces anomalies, et ce dans toutes les activités de sports de nature.
Suricate est donc né. Sa mise en œuvre a eu lieu en avril 2014.
Suricate : comment ça marche ?
Toute anomalie (balisage, entretien, conflit d’usage, atteinte à l’environnement, défaut d’aménagement…) est désormais directement dirigée vers les trois cibles d’acteurs concernés (Fédérations délégataires, Conseils Généraux et Directions Jeunesse et Sport), celles-ci devant se concerter pour déterminer l’acteur en charge du traitement de l’anomalie.
Le portail Suricate permet d’adresser aux intéressés des messages de suivi dans le traitement de l’anomalie et d’en suivre la résolution.
Vous, usagers des sentiers et des milieux naturels, devenez dès aujourd’hui acteur de ce dispositif en signalant toute anomalie rencontrée lors de vos randonnées.
Pour cela rien de plus simple. En un clic, accédez à l’interface ergonomique mise en place et sélectionnez l’activité « Randonnée pédestre » dans le menu déroulant. Localisez l’endroit du problème en renseignant quelques informations nécessaires (département, nature du problème, description de l’anomalie…). Votre signalement sera pris en compte et vous serez avisés de sa résolution.
Vous souhaitez signaler une anomalie rencontrée sur un sentier ?